LA BOX DES AMBIANCES SUFFOCANTES

29,90

Un été (livre de poche) + Faire mouche (livre broché) + des cadeaux surprises + la livraison incluse !


Un été Vincent Almendros

Petit livre, grande sensation. Ou, si vous préférez, «Un été» pour l’hiver. Parmi les 353 romans français de cette nouvelle rentrée littéraire, il ne faut pas manquer, en effet, le deuxième de Vincent Almendros. Cet auteur de 36 ans réussit la prouesse, en eaux troubles et en 96 pages, de tenir à la fois une histoire d’amour, un thriller marin, un récit de la fraternité et un huis clos à ciel ouvert. Les trois sont ambigus et le mystère ne se lève, cruel et ricanant, qu’à la toute dernière page. Pierre, le narrateur, embarque à Naples sur le voilier de son frère, Jean. Le premier est venu avec la blonde Lone, sa petite amie suédoise qui termine une thèse sur la parité homme-femme. Le second vit depuis sept ans avec Jeanne la brune, dont Pierre fut l’amant. Le bateau glisse lentement vers Capri. Il fait une chaleur caniculaire. L’air est irrespirable. Les corps exsudent. Le jour, la mer est d’huile et, la nuit, « goudronnée ». Les méduses prolifèrent, qui remontent le temps et le courant avec leurs « ombelles opalines ». Pierre et Jeanne s’observent, se frôlent, se rapprochent et se retrouvent dans la cabine. Rien n’est appuyé. Tout est suggéré. Etonnant peintre d’atmosphère, Vincent Almendros écrit à l’aquarelle. Sa phrase faussement simple coule comme une eau salée au pied d’un rocher. C’est de la littérature. Et de la meilleure. On s’empresse de vous en conseiller la lecture, car ce bref roman ne provoquera aucun débat de société, aucune polémique, aucune révolution. Y a-t-il encore la place, l’hiver, pour « Un été » ?

Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur

Faire mouche -Vincent Almendros

De son écriture quasi cinématographique, l’auteur d’Un été dissèque le système familial et ses fardeaux, ses mensonges, ses silences. Un roman fort.

Faire mouche procure un triomphe tout intérieur, la joie d’arriver à bon port après une traversée funambulesque, le souffle retenu. L’intensité de ce roman de Vincent Almendros, en apnée dans le mensonge et le silence, vient de cette satisfaction sous cape, inébranlable, que les secrets soient bien préservés. Gardien de son propre temple intérieur, où sont cadenassés des hontes, des chagrins, des exactions, des crimes peut-être, Laurent retourne un été à Saint-Fourneau, lieu de combustion lente de ses mauvais souvenirs d’enfance : la mort de son père, et le geste fou de sa mère, qui versa de l’eau de Javel dans son jeune gosier. Sur le siège passager de sa voiture, Laurent a posé une complice aux mobiles aussi enfouis que les siens, une certaine Claire, qui veut bien se faire passer pour une Constance, parce que la clarté n’est pas le but du voyage, alors que la persévérance et l’égalité d’humeur promettent un allègement des fardeaux. Arrivé à destination, le couple de circonstance tombe sur un reste de famille casanière en décomposition, qu’une future fête de mariage illusionne sur les vertus du rabibochage.
Vincent Almendros a l’œil pour saisir les soubresauts de la vie qui palpite ou qui s’éteint. Sans doute est-ce pour cela qu’il a dédié ce roman à son homonyme (paraît-il sans lien de parenté) Néstor Almendros, le grand chef opérateur de François Truffaut, Eric Rohmer ou Terrence Malick. Comme dans son précédent roman, Un été (1,) Vincent Almendros déploie une écriture très visuelle, aux aguets. Sensible aux lieux, qui étouffent et exposent, absorbent et révèlent, il fait avant tout parler les corps. Corps d’ancêtres malades, corps épaissis par l’âge adulte, corps s’ébrouant dans un lac de vase. Corps d’un bœuf abattu, dont la langue est cuisinée dans une sauce trop lourde pour la saison chaude, corps d’un chien mort oublié dans la forêt, corps des mouches mortes gisant dans la poussière ou sur les rubans adhésifs pendus au plafond.
Alors, faire mouche prend un tout autre sens : crever dans une chambre déserte, ou les pattes engluées dans un système qui veut votre mort. Ancré dans un présent méticuleusement verrouillé par le passé, Vincent Almendros signe un roman fort, sur l’ambiguïté de la peur qui donne des ailes et coupe les jambes.

Marine Landrot, Télérama

 

Un été de Vincent Almendros Faire mouche de Vincent Almendros cadeaux-surprises

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Description

1 livre de poche + 1 livre broché + des cadeaux surprises + la livraison incluse !

Un été – Vincent Almendros
96 pages, 110 x 180 mm

Faire mouche Vincent Almendros
128 pages, 137 x 184 mm

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